Definition

Art Martial Festif

Au cours des siècles avant l’apparition de la TV, les sociétés rurales se sont appropriées l’art de combat du Tahtib. Elles l’ont préservées et développées comme “jeu du bâton » parmi d’autres jeux pratiqués dans les longues veillées, des jeux de sociétés comme le « siga », des jeux d’adresse physique et mentale, des chants, etc. De ce fait, le public présent participe à la célébration. Le public a trois rôles essentiels : il encourage et rythme les jouteurs lors des duels, il supervise et garantit le bon esprit de la célébration (engagement et respect), à tout moment un des membres présents peut devenir jouteur avec la bienveillance des jouteurs avancés.



Danse et Danse Folklorique :


Danse et Danse Folklorique :

Les pas dits de “danse” dans la pratique du Tahtib n’ont pas une vocation démonstrative. Ces pas se disent aussi « pas d’ancrage », ils permettent notamment de donner de l’énergie, du rythme et du tonus aux jouteurs avant les duels. Ces pas comportent des techniques, des positions et des déplacements fondamentaux de combat.
Néanmoins, depuis la moitié du XIXème siècle, plusieurs groupes célèbres notamment celui du Groupe Reda utilisent certains de ses pas dans les spectacles, repris de plus en plus dans les cours de danse.

      • Art Martial:

Aujourd’hui, l’Art Martial est considéré comme un processus guerrier à propos de développent personnel. L’art martial fait appel à des techniques et des disciplines concrètes de combat (pieds, mains, bâton, sabre, …) pour développer la confiance en soi (courage en toute conscience et discernement), l’alignement personnel (présence et intégrité), la qualité de la relation aux autres (présence, harmonie,respect), la souplesse globale et l’engagement authentique (vitesse, adresse, puissance et contrôle). La pratique du Tahtib, art martial dès son origine connue, du fait de la longueur du bâton et de son poids, développe notablement ces qualités. Son histoire, lui confère d’autres atouts uniques notamment son apport festif et participatif.

      • Sport:

La pratique du Tahtib développe les qualités physiques tel que la souplesse, l’endurance, la force, la résistance dans une gestuelle rapide, fluide et puissante qui entretient et développe une bonne santé physique et mentale.

      • Self-défense:

L’art du Tahtib est au-delà d’une technique de self-défense; en fait sa pratique développe un comportement approprié et efficace, une approche physique et mentale qui permet de régler pacifiquement des situations de conflits. L’art du Tahtib apporte au jouteur une capacité de qualification des menaces, des risques, des opportunités, un sens concret à propos de la distance de sauvegarde, de la psychologie de l’autre, de la force et du contrôle qui, in fine, aboutit à une relation pacifiée.

L'art du Tahtib est un art martial du bâton, un art ancestral égyptien d'accomplissement de l'homme, physique et mental. Tout au long de ces 5000 ans d'histoire, cet art martial est devenu festif et participatif. Ses règles et ses codes en tant qu'art martial sont décrits sur les gravures trouvées sur le site d'Abou Sir (5ème dynastie, -2800 av JC). Sa représentation festive est visible au Nouvel Empire (-1500; -1000 av JC) sur les murs de Louxor et de Saqqara. Par ses leviers techniques et rythmiques développés au cours de sa très longue histoire, l'art du Tahtib apporte aux jouteurs et au public une énergie positive, et harmonieuse.


L'art du Tahtib est d'une forte contribution potentielle, sociétale et culturelle en Egypte et au-delà. L'urbanisation rapide de l'Egypte depuis les années cinquante le met en danger de disparition. Le processus de son inscription au Patrimoine Intangible Universel de l'UNESCO est en cours.


L'art du Tahtib s'exprime aujourd'hui de différentes manières: art martial, danse folklorique, pratique villageoise, sport, self-défense, etc.